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192 . Les Spectacles de1a Foire.
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sultat ne répondit pas à leur attente, et les pièces qu'ils jouaient n'obtinrent aucun succès. Ce fut alors qu'un autre entrepreneur de spectacles forains, nommé Francisque, sollicita et obtint l'autorisation d'élever autel contre autel .et d'ouvrir pendant la mème foire un autre théâtre d'opéra comique qui, plus heureux que le .premier, fut extrêmement goûté du public. Cependant deux théâtres d'opéra comique à la fois devaient inquiéter la Comédie-Française, et elle parvint à faire suspendre absolument toute permission nouvelle de ce genre. Il en fut ainsi jusqu'à la foire Saint-Laurent de 1724, époque où un ancien marchand de chandelles, nommé Maurice Honoré, devenu percepteur du droit des pauvres aux théâtres de la foire, et qui sans doute avait pris là le goût du spectacle, obtint en société avec un sieur Pirard le privilège de l'opéra comique qu'il exploita jusqu'en 1727. C'est depuis Honoré que ce spectacle forain prit définitivement le nom du genre de pièces qu'il représentait et qu'on l'appela l' Opéra-Comique. A Maurice Honoré succéda, de 1728 à 1732, un auteur dramatique, Florimond-Claude Boizard de Pontau. De 1732 à 1734 ce fut un joaillier de réputation suspecte, nommé Mayer Devienne, qui administra ce théâtre, en société avec lé comédien Hamoche et l'ancien directeur Boizard de Pontau, auquel le privilège fut conféré de nouveau en 1734 et I-"1 cet-e fois le garda neuf ans. En 1743, Jean-Louis Monnet en fut pourvu, mais pour peu de temps, car l'année suivante il fut remplacé par Charles-Simon Favart, auteur dramatique distingué, qui avait déjà fait représenter sur cette scène des pièces charmantes dont le succès avait été très-grand. Ce fut ce succès même qui perdit l'Opéra-Comique, et ce pauvre théâtre, objet de la jalousie des Comédies-Française et Italienne, fut décidément supprimé en 1745. C'est avec la plus grande difficulté que Favart-obtint, pour pouvoir remplir les engagements contractés par lui avec les artistes, la permission d'y donner quelques représentations pantomimes ; encore lui défendit-on de se servir de son nom, et il fut obligé d'emprunter celui d'un danseur anglais de sa troupe, appelé
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